Les jours ouvrés par mois en 2026 désignent les jours effectivement travaillés dans une semaine standard, du lundi au vendredi, hors jours fériés chômés. Ce décompte sert de référence pour plusieurs calculs en paie : indemnités compensatrices de congés payés, primes proratisées, retenues pour absence. Mais un même calendrier mensuel ne s’applique pas de la même façon selon que l’on planifie l’activité ou que l’on calcule une rémunération. Cette distinction conditionne la fiabilité du résultat.
Jours ouvrés et jours ouvrables : une différence qui change le calcul
Un jour ouvrable est tout jour non férié chômé, dimanche exclu – soit six jours par semaine en règle générale. Un jour ouvré est un jour réellement travaillé dans l’entreprise, le plus souvent du lundi au vendredi, soit cinq jours par semaine.
Pour les congés payés, le Code du travail pose comme base 30 jours ouvrables par an, soit cinq semaines. Lorsqu’une entreprise bascule en jours ouvrés, le plafond annuel devient 25 jours – les cinq mêmes semaines, comptées différemment. Le choix du décompte s’effectue au niveau de l’entreprise, sous réserve que la méthode retenue reste au moins aussi favorable pour le salarié.
Cette dualité crée une source fréquente d’erreur : utiliser le nombre de jours ouvrés du mois comme diviseur universel pour calculer une retenue ou une prime alors que le contrat ou la convention collective prévoit un autre mode de comptage.
Calendrier des jours ouvrés par mois en 2026
Le nombre de jours ouvrés varie selon les mois et dépend du positionnement des jours fériés dans la semaine. En 2026, neuf jours fériés tombent en semaine en France métropolitaine. Seul le 1er mai est légalement chômé de droit pour tous les salariés ; pour les autres jours fériés, le chômage dépend des accords d’entreprise ou de branche applicables.
| Mois | Jours ouvrés (base 5 j/sem.) | Jours fériés en semaine |
|---|---|---|
| Janvier 2026 | 21 | 1er janvier |
| Février 2026 | 20 | – |
| Mars 2026 | 22 | – |
| Avril 2026 | 21 | 3 avril (Vendredi Saint, Alsace-Moselle) / 6 avril (lundi de Pâques) |
| Mai 2026 | 19 | 1er mai, 8 mai, 14 mai (Ascension) |
| Juin 2026 | 21 | 25 mai (lundi de Pentecôte) |
| Juillet 2026 | 23 | 14 juillet |
| Août 2026 | 21 | 15 août |
| Septembre 2026 | 22 | – |
| Octobre 2026 | 22 | – |
| Novembre 2026 | 20 | 1er novembre, 11 novembre |
| Décembre 2026 | 23 | 25 décembre |

Planifier l’activité avec les jours ouvrés 2026 : un usage différent du calcul de paie
Lorsqu’il s’agit de planifier des projets, d’organiser des cycles de production ou d’estimer des délais, le nombre de jours ouvrés par mois fournit une base directement utilisable. Mai 2026, avec seulement 19 jours ouvrés, représente le mois le plus court de l’année : trois jours fériés en semaine compressent les délais et la capacité disponible.
Cette donnée est distincte de son usage en paie. Le salaire mensualisé ne varie pas avec le nombre de jours ouvrés du mois. La mensualisation lisse la rémunération sur l’année : un salarié payé au mois perçoit la même somme en mai (19 jours ouvrés) qu’en juillet (23 jours ouvrés). Le calendrier mensuel ne suffit donc pas à fixer le salaire de base, et l’appliquer mécaniquement comme diviseur introduit une erreur de calcul.
Calcul des indemnités et retenues : pourquoi le seul calendrier ne suffit pas
Quand un salarié est absent une partie du mois, ou entre ou sort en cours de période, la retenue sur salaire ou le calcul de l’indemnité compensatrice exige un traitement plus précis. Les jours ouvrés restent un repère pratique, mais ne remplacent pas l’examen de l’horaire réel et de la convention collective applicable.
Pour l’indemnité compensatrice de congés payés, deux méthodes coexistent :
- La règle du dixième : l’indemnité est égale à un dixième de la rémunération brute perçue pendant la période de référence, au prorata des jours de congés. Cette méthode tient compte de l’ensemble des éléments de salaire versés sur la période, y compris les primes dont le versement est lié à l’activité du salarié.
- Le maintien de salaire : l’employeur verse ce que le salarié aurait perçu s’il avait continué à travailler. Ce calcul s’appuie sur l’horaire réel et le salaire en vigueur au moment du congé, pas sur un diviseur mensuel fixe.
- L’employeur est tenu d’appliquer la méthode la plus avantageuse pour le salarié, sans que celui-ci ait à en faire la demande.
Le nombre de jours ouvrés du mois peut entrer dans la comparaison des deux méthodes, mais il ne constitue pas à lui seul la base de calcul.
Primes et jours ouvrés : le critère qui détermine l’intégration
La question de savoir si une prime entre dans la base de calcul de l’indemnité de congés payés ne dépend pas de son intitulé. Le critère déterminant est l’effet de la prime sur le montant de l’indemnité, c’est-à-dire son lien avec l’activité effective du salarié pendant la période de référence.
Une prime de fin d’année versée indépendamment du nombre de jours travaillés peut être exclue de la règle du dixième si elle ne rémunère pas directement l’activité. À l’inverse, une prime dont le montant varie selon la présence effective entre dans la base de calcul. Le nombre de jours ouvrés du mois sert alors à proratiser cette prime en cas d’absence partielle, à condition que le contrat ou l’accord collectif le prévoie explicitement.
Pour les primes liées à la performance ou au résultat, la période de référence retenue pour le calcul des congés payés (du 1er juin au 31 mai, sauf accord contraire) ne coïncide pas nécessairement avec l’exercice sur lequel porte la prime. Cette désynchronisation nécessite un traitement distinct, indépendant du calendrier mensuel des jours ouvrés.
Mai 2026, mois le plus contraint de l’année avec 19 jours ouvrés, illustre concrètement ce risque : une prime proratisée mécaniquement sur ce mois produira un résultat différent si l’on utilise les heures réelles prévues à l’horaire plutôt que le seul décompte des jours ouvrés. Vérifier la méthode applicable avant de lancer le calcul reste la précaution la plus efficace.

